Léa, alliée


Peux-tu te présenter ?

Moi c’est Léa, j’ai 25 ans et je suis tout juste diplômée d’un master en sociologie sur le genre et les questions d’égalités femmes/hommes. J’aime comprendre l’autre, savoir qui il.elle est sous toute ces formes, je suis une éternelle curieuse du genre humain. C’est pour cela que j’ai réalisé une licence en psychologie avant de m’orienter vers la sociologie. J’aime la danse, le dessin, lire des heures et aller boire des coups avec mes ami.es.

J’ai découvert une autre facette de ma sexualité il y a maintenant un an (2019) et je partage désormais une bonne partie de ma vie avec une femme. Et oui je ne suis encore ni mariée, ni parente mais peut-être un jour. Comment je me définis ? Je ne me définis pas ou j’aimerai ne pas avoir à me définir : bisexuelle, pansexuelle ces deux catégories me vont mais ce qui compte avant tout pour moi c’est de pouvoir vivre mes désirs librement.


Pourquoi t’engages​-tu​ dans le collectif Famille.s ? Qu’est​-​ce qui t’anime ?

C’est pour cela que je me reconnais et que je m’investis dans le collectif Famille.s. Pouvoir avoir accès à une parentalité qui nous ressemble, tout en ne se désignant pas autrement que comme tout le monde. S’enrichir des expériences des autres, dans leur similarité de familles LGBTQIA+ et leur différences. Ce collectif a pour volonté d’accompagner chacun.e à vivre sa parentalité librement,  et je veux contribuer à cet objectif pour pouvoir plus tard avoir la chance d’aborder sereinement la mienne.


Quel message as-tu envie de transmettre à la société ? Que dirais-tu à ceux qui veulent s’engager pour soutenir nos familles ?

J’aimerai que chaque famille puisse être à la fois unique et faire partie du même tout. J’aimerai que la définition du mot famille évolue pour englober toutes les diversités qui existent et que cela soit vécu avec paix par tous et toutes. Pour cela il faudrait que chacun.e soit informé.e de l’existence des multiplicités familiales à l’aide de livres dédiés à tou.tes, pouvoir en discuter à l’école, être accueillis avec bienveillances dans les lieux publics. Il faudrait aussi que l’on puisse apprendre à communiquer avec bienveillance sur nos craintes, nos peurs, pour accepter l’autre tel qu’il.elle est.


De quoi rêves-tu pour demain ?

Je rêve d’une société ou la singularité serait la normalité.



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